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"Histoire de pervers"



de Claude Michels

Histoire de pervers

Synopsis

1 L’Eliott Ness de Saint Cyprien

Un flic modèle rongé d’ambition, désireux de tenir le rang vis-à-vis de sa jeune femme exigeante et perverse bluffe, manipule et consent à sacrifier ses enfants et son honneur par quelques larcins banaux... mais qu’il accomplit selon une mise en scène digne de "psychose" : dans le parc de la bâtisse -isolée- dont il loue une partie, il erre la nuit sans jamais être vu, fait des bruits inquiétants, déplace des objets, verrouille le portail, subtilise le chat... Un thriller nouveau type. Son but : terroriser sa voisine -et propriétaire- afin qu’elle ne revienne plus chez elle, conserver la maison dans sa totalité sans payer de loyer etc... Comment prouver ce qu’elle subit ? (...)

2 Erwan, "bint el abd" et gigolo

Un jeune homme inquiétant, le "fils de l’esclave", selon l’expression arabe -c’est-à-dire issu de deux cultures dont l’une domine- surgit dans une petite ville de province. Truand et sans doute mac dans son pays qu’il a fui, autrefois abusé sexuellement, il poursuit ses activités dans le village où tous se connaissent. Et c’est ainsi qu’il sera démasqué. Tel un maître d’échec, il combine ses coups, en principe vis-à-vis des femmes ou de ceux qu’il pense faibles et isolés, se rétablit magistralement lorsqu’il a échoué, se procure alors une autre proie -ou plusieurs à la fois- les utilise les unes contre les autres, pratique chantage et racket etc... D’un immoralisme total et déroutant, il est un esprit ouvert sur l’abjection, mais une abjection qui lui est naturelle et qu’il croit le lot commun. C’est exceptionnel : on voit s’exprimer chez lui, sans pudeur -car il l’avoue ouvertement- le mal à l’état pur, le mal qu’il ne perçoit jamais en tant que tel et dont il se fait parfois gloire. Traumatisé crânien, il n’a pas de retenue : le voir évoluer revient à pratiquer involontairement une sorte de vivisection psychologique spontanée. Tout ce qu’il peut accomplir -pour obtenir quelqu’avantage- il l’accomplit. Il n’a de limite que sa force -physique et intellectuelle- par rapport à celle de l’autre... ainsi que la justice qui risque de le contraindre, et il l’avoue avec naturel. La passion qu’il voue paradoxalement à Lydia ne suffira pas à le guérir, au contraire, malgré une accalmie de courte durée. (...)

3 Suellen Gomit, la maîtresse du mas Chabert

Une jeune fille d’un milieu proche du sous prolétariat gitan, la dernière de quinze enfants, rêve d’un mas qui domine la masure où sa famille s’entasse entre tas de fumier et vieilles mobylettes. Elle le veut, elle l’aura. Coûte que coûte. Manipulant son mari, et tous, elle y sacrifie aussi son mariage, presque son enfant et sa mère de substitution, qui passe tout près de la mort. Elle fera des dégâts autour d’elle... et réussira (...)

4 Hurlevent version Cévennes

Une petite fille est adoptée comme un chaton par une femme âgée qui veut remplacer son fils parti en claquant la porte par une fillette qui lui ressemble... Qui sera son bâton de vieillesse plus tard. Le fils va se venger de cette innocente d’une manière particulièrement abjecte. Bernadette sera sauvée in extremis par ce qu’elle pense être une intervention divine. Une sainte est née et ne se démentira plus. Entre "breaking the waves" et "les hauts de hurlevent." (...)

5 Sonia

Une jeune fille de terminale a décidé d’avoir la peau d’une prof d’anglais jolie, dévouée, adorée de ses élèves, qu’elle déteste. Elle monte une cabale à l’aide d’innocents qui vont payer pour elle... et parviendra à ses fins. "J’aime faire du mal, ça me soulage" avoue-t-elle en conclusion à sa prof de philo qui l’a démasquée (...)

7 Pierre ou le bel indifférent

Un homme bien sous tout rapports, honnête, cultivé, beau, séducteur... agresse sexuellement sa fille. Plongée dans son enfance pour essayer de comprendre. Il a dû subir quelque chose de ce type : où sont, dans cette famille élégante, artiste, décorative en tout point, les squelettes dans les placards ? (...)

8 Dolorès ou la fureur de vivre

Une jeune espagnole intelligente, ambitieuse et sans scrupules, issue d’un milieu d’exclus -son père aurait violé sa sœur, et un enfant, depuis abandonné, serait le résultat de ce viol- épouse un paysan fortuné, fils unique, innocent et sans envergure, qu’elle coupe petit à petit des siens pour asseoir sa domination. Une femme qu’elle a utilisée pour étendre son champ dans la famille, sera évincée de manière violente lorsque, d’utile, elle deviendra potentiellement dangereuse. Après dix-huit ans d’absence, la jeune nièce abandonnée revient, telle une Parque surgie des enfers, et dénonce le crime dont sa mère a été victime dont elle aurait été le témoin. Elle sera rejetée avec une cruauté inouïe, estampillée "folle", comme celle qui l’écoute : ce qu’elle affirme dérange. Ment-elle ? Malheur à celui par qui arrive le scandale. La famille éclate définitivement. Entre Pagnol et "l’été meurtrier" (...)

10 Florence-Nefertiti

Les relations particulières dans une famille grande bourgeoise orientale libérale entre une esclave et sa maîtresse, française. Un dysfonctionnement qui finit par toucher toute la famille, à la fois gravissime, majeur... et le plus banal qui soit. Le couple en sera anéanti (...)

11 Rabatteurs, mac et prostitués

Un groupe de maffieux met le grappin sur une petite ville, s’essayant auprès de femmes à des manipulations à la fois naïves et extraordinairement sophistiquées. Leur but, l’intérêt, l’argent, les papiers, ou le sexe, cela varie en fonction des occasions. Parmi eux, le chef, Mahmoud, mac et prostitué à la fois, joue les terreurs (...)

12 Jane

Une antillaise haute en couleurs qui, selon son expression, a "toujours le feu quelque part" épouse par convention un intégriste musulman puritain, peu riant personnage, toujours "le cul dans le bénit", selon son expression, le trompe assiduement, etc... Son but ? S’amuser. Mais elle y sacrifiera ses enfants un à un, qui ne guériront jamais de ces abandons successifs et de sa désinvolture qui confine à la cruauté innocente (...)

13 Elise ou l’art de rendre un enfant fou

Une jeune femme richissime dont la famille a péri en camp de concentration épouse un gigolo dans le faste de la dolce vita. Leur fille, dont le visage rappelle à sa mère son origine juive -un secret de famille inviolé- souffrira, partira pour pouvoir vivre enfin normalement, et rencontrera son destin en voulant le fuir sous la forme d’un agrégatif de philo à qui elle fait un enfant « dans le dos », et qui la rejettera violemment. Elle rejettera de même sa fille etc... Sa haine des femmes lui fera combiner des intrigues sans fin sous prétexte de vouloir les aider. Elle finira internée(...)

14 Le songe d’une après midi d’été

Une virée à la plage vue par une paranoïaque, sous tous ses angles. Puis par d’autres, au fur et à mesure. Nous ne voyons pas les choses, mais notre empreinte dans celles-ci. Catherine, dont l’enfance a été rude, ne peut supporter le bonheur ou même la joie d’une simple après midi de détente à la plage, qu’elle transforme en tragédie grecque. Elle aime le drame, en rajoute, en concocte, jubile de causer des remous sur une eau lisse. Elle deviendra psychiatre ! (...)

15 Oui, non, peut-être, évidemment, et ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit...

Un homme s’adresse à sa femme. Il ne supporte pas sa réussite et cherche à l’humilier sans en avoir l’air et surtout à l’empêcher de poursuivre ses recherches. La langue de bois. Entre « Maison de poupée » et « Harcèlement » (...)

16 Rachida- Micheline

Une jeune arabe mystérieuse surgit dans une petite ville, se fait accepter de tous -presque- par sa souplesse et son sérieux au travail, son allure un peu compassée de vieille fille bigote... puis craque en cinq minutes inexplicablement. Vol, bagarre, grossièreté. Qui est-elle ? Une loubarde ou une « sœur » ? On ne le saura jamais. Une "cousine Rachel" orientale dans un village du sud de la France (...)

17 Un enfant de Bohême

Un jeune orphelin de la DDASS pervers, dealer et drogué, et, sous ses dehors bravaches, désespéré ("quelle chance j’ai de ne pas avoir de parents ! ")... ne supportant pas les foyers heureux de ses "amis", s’y insinue et y sème patiemment des drames qui finiront par le détruire lui aussi. "Famille, je vous hais", poussé à un point ultime.

18 Une dépression hors de prix

Une femme de milieu bourgeois, obèse, molle, dépressive et méchante se fait engager dans un petit restaurant où elle va semer autant de troubles qu’elle pourra en une soirée et une nuit. Racisme, malpropreté, exigences, égoïsme, elle amuse ("je vous préviens, je pète au lit") mais marquera à jamais les employés et les patrons du bistrot. Ses enfants seront sacrifiés de manière poignante par cette génitrice qui n’imagine même pas qu’elle devrait leur prodiguer des soins qu’elle se décrète incapable de leur offrir... parce c’est elle, et elle seule qui les nécessite... et les exige d’eux. Elle est faible, c’est son étendard de combat et sa force (...)

19 Juliette et Riri, « la mort vous va si bien »

Une grande bourgeoise sud américaine narcissique toujours entre deux opérations de chirugie plastique, dure à ses bonnes et souple aux puissants, se vante de ses relations avec un banquier célèbre, tout en niant qu’elle soit sa maîtresse, -mais en l’affichant en même temps-. Elle se venge sur une jeune belle sœur de la vieillesse qui inexorablement la rend moins séduisante... Le couple formé par son frère et sa victime va se défaire devant ses yeux par ses soins, sous son regard jubilatoire. Entre "Le Grand Pardon" et "Un tramway nommé désir" (...)

20 Les liaisons dangereuses à Vitry sur Seine

Une couple d’élève de terminale B concocte des intrigues pour faire le plus de victimes possible tant parmi les profs que les élèves. C’est un concours, comme chaque année. Profs accusés à tort d’agression sexuelle, parents d’élèves immigrés -arabes- mystifiés au téléphone (on leur laisse entendre que leur fille batifole !!) chahuts bien orchestré etc... Leur surnom : Merteuil et Valmont. Par la suite, elle se lancera dans une carrière politique, (son père est déjà maire), et lui, commerciale (...)

21 Maryse, une femme presque battue, le syndrome de Stockholm

C’est une femme parfaite à tous points de vue, jolie et secourable, qui semble adorer se faire exploiter, mépriser ou battre... et s’en faire gloire. Ses hommes successifs, -tous uniement en dessous de son niveau intellectuel, macs, jaloux et violents-, comme ses patrons, l’exploitent à plaisir, sans faire un geste pour atténuer les innombrables drames de sa vie quotidienne... Et elle aime ça ! Lorsqu’une amie, qu’elle accable de ses litanies le soir, voudra intervenir, elle se retournera contre elle... aidée de ses macs. Une femme intelligente, serviable, bonne mais éminemment dangereuse, comme tous les syndromes de Stockholm. (C’est le terme consacré désignant le fait pour une victime de se montrer solidaire de son bourreau contre ceux qu’elle a diligenté pour l’aider, un phénomène à la fois aberrant et banal.) L’amie, et bien d’autres de son entourage, y laisseront des plumes (...)

22 La dame de la CAF ou Sainte Ségolène, Comtesse et martyre

Le récit hallucinant -et hilarant- d’une aristocrate simple employée de la CAF, à une cliente, le soir, sur sa vie extraordinairement complexe entre un mari grabataire qu’elle soigne seule (mais dont elle est divorcée !! Et qui est remarié avec une jouvencelle qui n’en veut plus !!)... une mère atteinte d’un Alzeimer qu’elle a également à demeure (alors qu’elle a trois sœurs, toutes occupées ailleurs) etc etc... Une Comtesse à visage de prolétaire, sainte et martyre. Noblesse oblige. (...)

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